3 bonnes raisons d’aller voir Interstellar

 

interstellar_affiche5

 

Pour son nouveau film, Christopher Nolan, qui est connu pour ses blockbusters aux scénarios complexes, ne déroge pas à la tradition avec Interstellar, où il nous emmène dans un voyage intergalactique aux tréfonds de l’univers et de ses éternelles questions.

En bref

Sur une Terre à l’agonie, vidée de ses ressources par l’Homme qui n’en a jamais assez et étouffée sous des tempêtes de poussière, vivent Cooper et sa petite famille. Cooper, interprété par Matthew McConaughey, est un ancien pilote de la NASA reconverti en cowboy fermier des temps moderne. Il est veuf et père de deux enfants, dont Murphy, sa fille chérie. Suite à des phénomènes gravitationnels anormaux, Cooper découvre une base secrète de la NASA, qui lui demande alors de partir en excursion dans la profondeur de l’univers afin de trouver une planète vivable où accueillir les habitants de la Terre. Pour sauver sa famille et l’humanité entière, Cooper accepte et part alors vers l’infini et au-delà, accompagné notamment de la brillante Anne Hattaway.

Lorsque j’ai été voir Interstellar, je n’ai pas vu le temps passer comme on peut le voir filer et défiler lors de scènes entrecoupées. J’étais tout simplement captivée : par la beauté des paysages et de l’immensité de l’espace, par la puissance et la réalité des effets spéciaux, par « la science » apportée qui a assouvit ma soif de connaissance du monde « astronomique », par l’émotion transmise tout au long de l’histoire, dans la relation père-fille, dans l’absence et le manque, dans l’intensité de la mission, et enfin par les acteurs, aux rôles qui leur collent à la peau.

Voici donc 3 bonnes raisons d’aller voir Interstellar :

Pour s’en mettre plein les yeux

Christopher Nolan a su faire d’Interstellar un film de science-fiction majestueux, un spectacle pour les yeux, peuplé d’immensité et d’infini. Dans l’espace, il rend visuel ce qui n’a jamais été vu et qui fait donc seulement partie de notre imaginaire. Il rend visuel le trou noir et son intérieur, une galaxie et sa splendeur, des planètes inconnues et même le trou de ver. Et ces images paraissent tellement réelles qu’on a l’impression d’y être. Nolan, en mêlant de véritables données scientifiques et sa propre imagination, a réussi un tour de maître, celui de réorienter notre propre perception. Mais si les images et les objets nous paraissent si réels et presque à notre portée,  c’est parce que Nolan a refusé de laisser tomber la pellicule et sa qualité en tournant en 35 et 70 mm, l’un des derniers à Hollywood. C’est d’ailleurs ce qui donne aux visuels cette particularité propre à Nolan, une beauté originale et vintage, un grain unique et magnifique.

Pour enrichir ses connaissances en astronomie

Basé sur les travaux de l’astrophysicien Kip Thorne, le scénario est peuplé d’interrogations et d’explications sur les mystères de l’univers tels que la gravité, les trous noirs et les trous de ver. Ces concepts complexes pourraient perdre les spectateurs mais non, car Nolan a su faire preuve de pédagogie et les intégrer à sa narration pour éviter trop de réflexions aux amateurs d’astronomie et aux curieux de l’espace et de son infini. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle on veut voir ce film, car l’univers est un sujet qui intrigue, qui regorge de mystères encore non résolus.

Pour l’émotion

Outre l’épopée fantastique galactique et les images bluffantes qui s’en dégagent, Interstellar est un film plein d’émotions. Au début, à travers une relation père-fille touchante et pleine de complicité, et à travers Matthew McConaughey qui endosse le rôle d’un père protégeant simplement sa famille des dérives de la Terre. Ensuite, par la déchirure du départ, la peur de ne plus se revoir, les scènes de crise violente de la jeune fille Murphy qui refuse de grandir sans son père, et qui ne veut pas lui dire au revoir. Un sacrifice pour sauver sa famille des griffes de la Terre qui se meurt. Puis vient le temps de l’absence et du manque, les enfants sans nouvelles de leur père, le sentiment d’abandon, et le père qui voit le temps qui file et la vie de ses enfants qui défile. La fin enfin, pleine de surprise et de rebondissement, qui vous fait passer de la peur à l’étonnement puis au soulagement.

Interstellar est selon moi une des plus grandes réussites de Christopher Nolan, à l’inspiration Kubrickienne (2001 : l’odyssée de l’espace), mais après tout, ce n’est que mon avis.

Priscilla.

Publicités