James Salter et le va-et-vient de la vie, Et rien d’autre

etriendautre

 

 

Après avoir abordé l’amour et l’intimité dans « Un bonheur parfait » et la sexualité et l’érotisme dans « Un sport et un passe-temps », James Salter peint à nouveau l’univers conjugal dans « Et rien d’autre », son nouveau roman explosant de vie à l’écriture splendide.

En bref

Philip Bowman est encore jeune lorsqu’il revient de la guerre après avoir embarqué sur un porte-avions au large du Japon. Il en revient d’ailleurs plein d’ambition et près à conquérir New-York, la ville des désinhibitions. Il va à Harvard, veut devenir journaliste, puis finit éditeur dans une maison d’édition. Dans ce New-York nostalgique de l’après-guerre, Philip Bowman deviendra d’ailleurs un éditeur réputé et estimé. On le suit alors tout au long de sa vie : ses rencontres, ses premières fois, ses amours, ses voyages, ses désirs, ses mondanités, ses déceptions, ses amitiés. Il rencontrera Vivian, puis Enid, Christine… avec qui il vivra de véritables passions mais qui, au fur et à mesure que le temps passe, s’éteindront pour laisser place à d’autres liaisons. Et malgré les trahisons, Bowman restera un amoureux de l’amour, un habité des passions.

Un roman empreint à la fois de nostalgie  et d’éclat de vie

Dans « Et rien d’autre », James Salter aborde la vie, avec tout ce qu’il y a dedans : les femmes, la gastronomie, le sexe, les mondanités, la littérature, les amitiés, les trahisons, les fioritures, les déceptions, les secrets, les projets.  Il suit son mouvement général, les personnages vont et viennent, dans une écriture épisodique, et disparaissent sans crier gare, les chapitres se suivant sans toujours de liaison comme la vie et ses complications ou non. James Salter joue avec les tours et les détours et décrit plusieurs histoires dans une même histoire, au risque de ne pas toujours s’y retrouver, il faudrait le lire sans s’arrêter.

« Et rien d’autre » est un roman bouleversant, à l’écriture à la fois précise et sensuelle, aux mots délicatement choisis, aux phrases d’une impressionnante beauté. On retrouve les longues descriptions aux détails les plus dérisoires qui nous forgent notre propre regard et qui promettent la suscitation de notre imagination. On retrouve dans des souvenirs le bordel de la vie et le choc du temps qui passe dans une soudaine nostalgie.

Priscilla.

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