Ex Machina, ou l’intelligence artificielle et ses dangers !

Je vous présente ici, après Jurassic World bien sûr, mon coup de coeur du mois de juin : Ex Machina, le premier film de science-fiction d’Alex Garland, avec Alicia Vikander, Oscar Isaac et Domhnall Gleeson. Critique écrite pour melty.fr.


Ex Machina, avec Oscar Isaac, Alicia Vikander et Domhnall Gleeson

Dans un monde où la technologie domine le marché, où notre vie quotidienne est de plus en plus automatisée, tant dans nos maisons, nos voitures et dans nos relations et où les robots domestiques commencent à arriver, il est normal de se demander à quoi ressemblera notre futur et quelles seront les prochaines évolutions de notre société. On pense notamment à l’intelligence artificielle et à ses dangers, que beaucoup de films aiment aborder, de “A.I Intelligence Artificielle” à “Her”, en passant par “I Robot” ou encore “2001 : L’Odyssée de l’espace”. Le dernier en date, Ex Machina, le premier film de science-fiction réalisé par Alex Garland, le scénariste de “28 jours plus tard” et de “Sunshine”, avec Alicia Vikander, Domhnall Gleeson et Oscar Isaac. Dans Ex Machina, nous suivons l’évolution d’Ava, un robot à l’apparence d’une très jolie fille, plus connue sous le nom d’Alicia Vikander, avec qui va communiquer un jeune homme, Caleb, invité par son patron, un programmateur milliardaire, dans sa maison isolée, afin de la tester et de déterminer si Ava a, ou pas, une conscience malgré son corps fait de fils et de disque dur comme un ordinateur. Ils vont alors développer une relation sans précédent qui a le mérite de nous intriguer.

Mais à la différence des films de ce genre précédemment réalisés et dans la même veine que “Her”, Ex Machina aborde également un thème plutôt peu familier. Celui de notre relation aux technologies, et dans ce cas, à l’intelligence artificielle. Et par relation, il faut comprendre relations amoureuses. A travers un trio troublant et ambigu composé d’Alicia Vikander, Domhnall Gleeson et Oscar Isaac, Alex Garland aborde la question éthique et morale de l’amour et de la sexualité entre robots à l’apparence humaine et réels humains, une question qui peut certes déranger, mais dont il est en vérité important de se poser dans une société où les relations ne cessent d’évoluer. Peut-on tomber amoureux d’un robot, même s’il ressemble comme deux gouttes d’eau à Alicia Vikander ? Dans Ex Machina, Caleb tombe en effet sous le charme d’Ava, sachant pertinent ce qu’elle est vraiment. Mais ce qui rend le film encore plus intrigant, c’est l’idée du danger qu’un robot doté d’une conscience peut représenter. Est-elle elle aussi amoureuse de Caleb ? Ou est-elle en train de jouer, voir même de le manipuler afin de regagner sa liberté ? C’est le genre de climat pesant dans lequel nous emmène Alex Garland dans Ex Machina, et c’est prenant.

Dans ce huis clos étouffant, chaque nouveau chapitre apporte son lot de questions. Car si l’on pensait connaitre la fin, on se rend vite compte qu’on était complètement à côté de la plaque. Alex Garland sait indéniablement garder le suspens jusqu’à la dernière minute et la dernière seconde. Quant aux acteurs, on ne pouvait pas trouver mieux qu’Oscar Isaac, Domhnall Gleeson et Alicia Vikander pour incarner ce trio glaçant et intrigant, où la manipulation est au coeur de leur relation. Tout ici est calculé, même la mise en scène soignée et minimaliste qui rend l’atmosphère encore plus angoissante. En bref, Ex Machina peut sans aucun doute rejoindre les classiques du genre et on vous le conseille sans hésiter, si vous aimez la science-fiction.

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Priscilla BM

Publicités