Musée des arts décoratifs : Bienvenue au pays de Barbie

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Du 10 mars au 18 septembre 2016, le Musée des arts décoratifs de Paris réserve une exposition à l’iconique poupée Barbie. 700 modèles ont été déployés sur 1500 m2. Oui, vous avez bien entendu, 700. Vous n’en revenez pas ? Attendez un peu la suite.  

Barbie. Sa simple évocation ramène aux grandes filles d’aujourd’hui des souvenirs d’heures passées à jouer avec cette poupée, à lui imaginer plusieurs vies, plusieurs personnalités. On changeait en fonction de nos envies, de la mode du moment. Un coup actrice, un coup agent secret, un coup médecin, un coup journaliste, un coup vétérinaire. Mais toujours, toujours, une femme libre et indépendante. Quand on y repense, ça nous paraissait innocent et inconscient, mais la réalité est toute autre. Car en vérité, c’était tout ce que voulait Ruth Handler, la « maman » de Barbie : une poupée adulte tout sauf mère au foyer. Et c’est réussi, car depuis 57 ans qu’elle existe, Barbie a beaucoup changé, mais une chose est restée : son côté femme libérée. Un côté qui s’est d’ailleurs accentué avec l’évolution de la femme réelle dans la société. Plus qu’un simple jouet, Barbie reflète les changements sociaux et culturels de 1959 à aujourd’hui. C’est ce qu’on découvre, avec surprise, dans l’exposition qui lui est consacrée au Musée des arts décoratifs. Car, honnêtement, on ne connaissait vraiment d’elle que ce qu’on en faisait à l’époque où on y jouait. Alors que derrière cette jolie poupée de 29 cm à la taille de guêpe et aux jambes longilignes, se cache toute une histoire.

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Premièrement, elle a exercé des centaines de métiers différents : hôtesse de l’air, femme d’affaires, rockeuse, maquilleuse, styliste, journaliste, avocate, acrobate, policière, vétérinaire, médecin, astronaute et même présidente ! Barbie a toujours travaillé, et avec une grande ambition, puisqu’elle vise aussi bien des petits métiers comme des hautes fonctions. Un véritable modèle d’émancipation. Et un modèle de mode aussi. Depuis sa création, Barbie a toujours suivi la mode de son époque. Hippie dans les années 70, combinaison disco dans les années 80, jeans taille haute et queue de cheval dans les années 90, jusqu’au slim et à la petite veste en cuir d’aujourd’hui. Elle a même joué les mannequins pour Christian Lacroix, Thierry Mugler, Karl Lagerfield, Jean-Paul Gauthier ou encore Christian Louboutin, qui ont imaginé les plus belles pièces de sa garde-robe. Idem pour ses coiffures, dans l’air du temps. En fait, ce n’est pas très étonnant, car ce sont de vrais coiffeurs et de vrais stylistes qui lui confectionnent ses coiffures et ses tenues. Surprenant ? Non, car Barbie est une véritable institution. Elle s’intègre même dans la pop culture : pour la sortie de Batman vs Superman (23 mars 2016), une poupée à l’effigie de Wonder Woman a été créée. Et ce fut la même chose pour Hunger Games ou encore Le Seigneur des Anneaux. Barbie s’adapte à tout.

Accessoires

Enfin, une autre découverte étonnante que cette exposition nous réserve : le nombre de Barbie différentes qui peuvent exister. Nous, on se souvient surtout de ses cheveux longs et blonds, de ses yeux bleus, de sa peau de pêche et de sa taille mannequin. Mais en réalité, elle peut aussi être noire, métisse, asiatique, rousse, brune, et, depuis quelque temps, petite, normale ou même enrobée. Et ce n’est qu’un échantillon. Il existe en réalité quatorze visages différents, huit couleurs de peau, dix-huit couleurs d’yeux, vingt-trois couleurs de cheveux et quatre silhouettes. Et il y a même une Barbie enceinte, une Barbie handicapée ou encore une Barbie grand-mère. Imaginiez-vous autant de diversité ? Probablement pas. Et c’est le tour de force de cette exposition : elle nous surprend à chaque mètre carré. À découvrir donc sans hésiter.

Exposition Barbie, Musée des arts décoratifs / 107 rue de Rivoli, 75001 Paris / 01 44 55 57 50 / http://www.lesartsdecoratifs.fr

 

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